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Les réseaux d’échanges

A l’heure où le fossé riches/pauvres et sur-emploi/sous-occupation s’accroît, les réseaux d’échanges fleurissent. Alors qu’Internet dépersonnalise, d’autres liens se tissent autrement. Basés sur des valeurs telles que l’échange réciproque, l’autonomie, la richesse personnelle en compétences et en ressources, tous les réseaux d’échange ont des principes communs : gratuité, réciprocité, égalité, triangularité, liberté.

Les premiers réseaux d’échanges sont apparus en France en 1980 et concernaient surtout la formation… Peu après sont apparus les banques de temps, les «trocs-temps» (TT). Il existe également les «SEL» (systèmes d’échange local), venus d’Outre-mer et des pays anglophones, qui remplacent l’argent par des unités de mesure virtuelles (p. ex. des «grains de sel»).

Même si ce genre de projet soulève souvent l’enthousiasme, il n’est pas toujours évident de faire le pas : prendre contact, négocier un échange, faire confiance, demandent de changer de perspectives, de transformer un peu ses habitudes… C’est pourquoi une médiatrice ou un médiateur, ou un moment régulier de rencontre sont des moyens privilégiés pour être accompagné-e dans cette démarche.

Très rapidement, les personnes (généralement une majorité de femmes) goûtent au plaisir procuré par la convivialité, le réseau de connaissances, la motivation, l’ouverture, la solidarité, le fait de découvrir ses propres richesses et celles des autres… Le réseau d’échanges permet aussi de sortir de la solitude, de se mobiliser pour un groupe en partageant des valeurs communes.

Les demandes, correspondant à ses besoins, sont évidemment plus faciles à lister que les offres… Comment définir ses compétences, ses ressources ? Essayez, pour voir, de trouver cinq exemples qui vous sont propres dans chaque catégorie:

– savoirs fonctionnels (p. ex. remplir un formulaire, s’occuper de son bébé, lire un horaire, organiser son temps…)

– savoirs classiques (langues, calcul, écriture, lecture, découvrir un-e peintre…)

– savoirs-faire (tricot, couscous, plomberie, couper les cheveux des enfants…)

– savoirs basés sur une expérience de vie (raconter un voyage, procédure d’adoption, incarcération, expérience du chômage, de la réinsertion…)

Très souvent, les idées surgissent au moment des rencontres, quand des personnes expriment un besoin, on se rend compte qu’on peut y répondre, même si on n’avait pas pensé à le lister !

Dans les réseaux de type «SEL», on peut aussi proposer des objets, alors que les trocs-temps sont plutôt basés sur le principe 1 heure = 1 heure.

 

Il existe de nombreux systèmes d’échanges sur Genève. En voici quelques uns :

SEL DU LAC (tout Genève)

www.seldulac.ch (site web bien fait, avec les offres et demandes)

Les personnes intéressées peuvent aller à une rencontre mensuelle, chaque premier lundi du mois à 20h, à la maison de quartier des Asters, 47 rue Schaub, 1202 Genève

 

TROC-TEMPS – MDA

2, bd Carl-Vogt 

1205 Genève 

tél. 022 329 83 82

 

TROC-TEMPS DE PLAN-LES-OUATES

8, ch. du Pré-du-Camp – 1228 Plan-les-Ouates

tél. 022 794 91 38

 

RESEAU D’ECHANGES RECIPROQUES DE SAVOIRS DE VERNIER

Gilbert Annen

c/o Jardin Robinson de Balexert

Avenue de Crozet 39

1214 Vernier

tél. 022 796 91 33

gilbert.annen@bluewin.ch 

www.rers.ch

 

RESEAU D’ECHANGES RECIPROQUES DE SAVOIRS DE LANCY

Marianne Cuenoud

195bis, Route du Grand-Lancy

1213 Onex

tél. 022 757 51 88

Vous trouverez d’autres adresses à F-Information.