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L’édition

Ca y est ! Votre tapuscrit est fini : bien mis en page, relu par des tiers, prêt à être envoyé direction… succès interplanétaire ! Voici le parcours traditionnel : grands éditeurs – moyens – petits – bonne maison d’édition, à compte d’auteur-e ou auto-édition.

1. Un-e éditeur-trice classique

Le rêve : signer un contrat d’édition avec un-e éditeur-trice qui vous versera un pourcentage des ventes en échange de la cession des droits de l’exploitation de votre œuvre.
Chaque maison d’édition à son caractère propre, il est donc important de bien se renseigner sur le type de publication que produit l’éditeur-trice, avant d’y présenter votre manuscrit (avec une petite lettre sobre d’accompagnement).
Armez-vous de courage : il y a beaucoup d’appelé-e-s et peu d’élu-e-s. Ainsi sur les 700 à 800 nouveaux et nouvelles auteur-e-s qui frappent chaque année à la porte d’une maison d’édition comme Zoé, moins de dix voient leur ouvrage retenu. Quant à Bernard Campiche, autre éditeur, il reçoit un manuscrit par jour et en sélectionne un tous les deux ans. Vous trouverez en librairie des guides d’adresses d’éditeur-trice-s à l’usage des auteur-e-s (p. ex. AUDACE).

2. Un-e éditeur-trice à compte d’auteur-e

Sachez qu’un-e éditeur-trice à compte d’auteur-e est plus un-e prestataire de services. L’éditeur-trice vous écrit pour vous exposer votre future édition, vous proposer les services (diffusion, impression, etc.) qu’il-elle mettra en place contre rémunération. Un-e éditeur-trice classique prend en charge la totalité des frais de publication, au risque de ne pas récupérer son investissement, si le livre est un échec commercial. Par contre un-e éditeur-trice à compte d’auteur-e n’assume pas le risque éditorial, en contrepartie, vous ne cédez pas vos droits et restez ainsi propriétaire du tirage et recevez la majeure partie du produit des ventes. Méfiez-vous, peu d’auteur-es ont ainsi fait fortune. De plus ce procédé d’édition connaît certaines dérives qui fleurent l’escroquerie. Le CALCRE, Association d’Information et de Défense des Auteur-e-s (www.calcre.com), propose dans son excellent site, des adresses d’éditeurs-trices « honnêtes », ainsi que de judicieux conseils pour parvenir de manière optimale à vos fins : être éditée.

3. L’auto-édition

Dernier recours pour les plus obstiné-e-s ou les plus fortuné-e-s ! L’auteur-e se passe tout simplement d’éditeur-trice, l’avantage étant de rester complètement maître-sse de son œuvre : pas de modification du texte original, autonomie totale de la production, et choix de la couverture. Les inconvénients : non seulement tous les coûts de fabrication sont entièrement à votre charge mais en plus vous devez en assurer sa promotion et sa diffusion, ce qui nécessite une énergie considérable. Il est en effet possible de démarcher les libraires de la place qui peuvent accepter de prendre en dépôt-vente quelques exemplaires de votre œuvre. Sachez encore que la marge sur le prix de vente se situe autour de 30%.

4. Publication « on line » 

« Manuscrit-dépôt » est un éditeur-libraire québecois en ligne, sans but lucratif, qui propose les textes version PDF ou papier :
http://www.manuscritdepot.com/salondesauteurs.2.htm
Auto-édition : guides pratiques de l’auto-édition, devis d’impression numérique, offres de relecture… : http://www.auto-edition.net/ ou http://www.auto-edition.com/ 
imprimeurs online : http://www.lepublieur.com/ ou http://www.imprimermonlivre.com/ 

L’idée-cadeau : roman interactif sur une personne de votre choix : choisissez la trame (sentimental, suspense, jeunesse…), complétez avec des indications personnelles et recevez un roman unique relié « comme un vrai » pour 66 francs. (Test gratuit en ligne) : éditions Comedia sous www.swiss-roman.ch

 

I.B. / 12.11.2004