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Une entreprise à soi, oui… mais pas sans préparation 

Etre à l’origine de son propre emploi, voire en créer pour d’autres, comporte des avantages non négligeables :
– pouvoir réaliser de A à Z un projet que l’on a conçu,
– travailler dans un domaine que l’on aime ou qui nous passionne,
– jouir d’une indépendance dans les choix et prises de décisions,
– pouvoir mettre en œuvre des compétences qui n’ont pas été reconnues dans un emploi salarié,
– avoir une plus grande flexibilité dans l’organisation de son temps,
– si notre produit ou service rencontre un succès, pouvoir mieux gagner sa vie qu’en étant salariée,

sont quelques uns des éléments qui font que l’on décide de se mettre à son compte. Mais monter une affaire, aussi petite soit-elle, implique de devoir faire face à des difficultés qu’il vaut mieux prévenir en prenant les mesures nécessaires.

Les difficultés peuvent être d’ordres très divers :

  • financier : comment réunir le capital nécessaire au démarrage et aux premiers temps de fonctionnement, sans risquer de tout perdre, y compris parfois son deuxième pilier ?
  • juridique : comment protéger ses biens et ceux de sa famille en cas de difficultés financières ? Les choix du statut juridique de l’entreprise et du régime matrimonial ne sont pas à laisser au hasard,
  • commercial : se lancer sans avoir fait une étude de marché et un plan financier bien construit est un risque à ne pas prendre,
  • personnel et familial : tiendra-t-on le coup face aux premiers temps difficiles, ainsi qu’aux difficultés qui ne manqueront pas de surgir ? Les membres de notre famille sont-ils prêts à nous soutenir ?
  • de gestion : la gestion d’une entreprise nécessite des qualités et compétences rarement présentes chez une seule personne (comptabilité, assurances sociales, gestion des biens, du personnel, etc.). Saura-t-on choisir les bonnes personnes pour nous conseiller ou seconder et saura-t-on collaborer de manière efficace avec elles ?

Autant de questions et d’autres encore qu’il faut à tout prix se poser avant de se lancer. Sachez enfin, que parmi les catégories de personnes les plus pauvres, figurent les femmes indépendantes, ayant de petites entreprises dans les domaines du commerce et des services. L’enthousiasme, la motivation, la ténacité et les connaissances spécifiques au domaine, l’envie de gagner de l’argent, sont certes indispensables, mais pas suffisantes. De nombreux ouvrages, des sites internet et des associations professionnelles sont là pour vous aider sur le chemin de l’indépendance professionnelle.

 

Voici quelques références pour commencer :

May Piaget : « Demain j’arrête d’être salariée. Comment créer son entreprise » Collection Demain. Ed. Georg, Genève 2002.

A. Lombard, V. de Tribolet, R. Bausano : « Mon boulot c’est chez moi. Pistes pour un travail autonome » Genilem/Bisange publications. Editions du Tricorne. Genève 2001.

Département de l’économie, de l’emploi et des affaires extérieures : « Guide du créateur d’entreprise dans le canton de Genève », avril 2002.

www.bpw.ch

www.entreprises-femmes.ch

www.pacte.ch

www.kmufrauenschweiz.ch

 
C.S. / 07.05.2004