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Comment se faire aider lorsqu’on aide ?

Aider, soutenir un proche, surtout dans les derniers moments de sa vie, est une expérience très gratifiante, mais combien ingrate, mal reconnue et épuisante. Bien souvent, les proches aidant-e-s arrivent au bout de leurs forces et tombent eux/elles-mêmes malades. Pour pouvoir faire face à leurs tâches, ils/elles doivent aussi penser à eux/elles-mêmes et s’accorder des moments de pause, prendre soin de leur propre santé.

Les personnes qui s’occupent d’un malade hésitent à accepter de l’aide extérieure. Elles ont des doutes et se sentent coupables. Il est important de recourir dès que possible aux offres de soutien existantes, assez nombreuses. Cela permet d’économiser ainsi son énergie et d’être mieux préparé pour durer ou affronter une situation de crise.
Il faut s’informer et impliquer les membres de la famille, même élargie et accepter l’aide offerte par les voisins et amis.

Organiser l’aide avec détermination, car il est possible que le malade n’apprécie pas une personne inconnue ou refuse le changement. Proposer de faire un essai, expliquer le besoin de répit.
Une aide régulière dans le ménage ou pour les soins peut être d’un grand soutien. Un appui pour faire les courses, la lessive ou se faire livrer les repas est une autre possibilité. Les services de soins à domicile offrent de l’aide pour l’hygiène corporelle, l’habillement, les repas et pour la prise de médicaments, etc.

Parmi les structures d’accueil figurent les foyers de jour, répartis dans le canton, où la personne dépendante peut passer une ou plusieurs journées.
Pour un malade souffrant d’Alzheimer ou d’une affection apparentée, deux foyers de jour sont spécialisés (un avec un accueil de nuit). Pour ces malades également, le programme de soutien aux proches de l’Association Alzheimer Genève, la Croix-Rouge genevoise et Pro Senectute, proposent une autre possibilité de répit avec un accompagnant à domicile venant quelques heures par semaine tenir compagnie à la personne atteinte et la stimuler.

Les unités d’accueil temporaire permettent de prendre du temps pour soi en étant sûr que les proches sont en sécurité.

Plus les aidant-e-s demanderont de l’aide, plus l’accompagnement sera synonyme de plaisir et de partage avec l’être aimé.

Martine Rouge 
Coordinatrice Programme de 
Soutien aux proches 
Pro Senectute 
022 807 05 65

Ce qui existe :

  • Une bonification pour tâche d’assistance de l’AVS (art 29) si la personne est bénéficiaire d’une allocation pour impotent-e ET si soignant-e/soigné-e font ménage commun. Obligation de s’annoncer chaque année. Prestation non financière.
  • Des aides et soins à domicile. Foyers de jour.
  • Des associations (permanence, soutien, etc.) : APAF, Alzheimer, Pro Senectute, Croix Rouge.
  • Des groupes de parole. Café des aidant-e-s UAC Eaux-Vives, HUG.
  • Des conseils et informations : Soigner à domicile (Croix rouge suisse).

Ce qui n’existe (quasiment) pas :

  •  Des aides financières ou fiscales. Elles sont souhaitées à 62 %.
  •  Des formations pour les aidant-e-s. Le soutien psy/groupes d’échanges est souhaité à 29%.
  •  Un congé professionnel (existe à l’AC). Des mesures liées à l’activité professionnelle sont souhaitées à 16%.
  •  Des structures de répit : 55% souhaitent avoir des mesures de répit dont des vacances. Il n’existe que 16 lits   Unité d’Accueil Temporaire à Genève.
 

29.06.2009