Bon à Savoir
APPRENTISSAGES..... EGALITE.....16 +
Au moyen de divers projets sectoriels, 16+ met au point des mesures destinées à encourager les jeunes à un choix professionnel ouvert, à intégrer les migrantes dans la formation professionnelle et à améliorer l'offre des formations dans son ensemble.
Constat
A peine un informaticien sur dix est une informaticienne. Moins de 2% de femmes sont formées pour ouvrir le capot d'une voiture. Quant aux assistantes médicales et assistants médicaux, en 2000, seuls trois nouveaux certificats de capacité ont été délivrés à des hommes sur un total de 682. Moins d'un tiers de métiers accueillent les mêmes proportions d'hommes et de femmes et ces dernières ont accès à un choix plus restreint de professions, cela dès la filière d'apprentissage. Les garçons disposent d'une palette de métiers dix fois plus large que les filles. Alors qu'il existe 300 filières d'apprentissage, les filles se contentent majoritairement de 10 métiers. De plus, les femmes sans formation post-obligatoire sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes, ce qu'elles paient cher en matière de revenus et dÕindépendance économique.
Tout cela pourrait nous laisser indifférentes si les conséquences ne se ressentaient pas au niveau du salaire et du niveau de vie des femmes. Ainsi, aujourd'hui encore, elles gagnent 21% de moins que les hommes sur le marché suisse du travail.
Mesures proposées
Afin de prendre le mal à la racine, le projet 16+ propose 5 axes d'action.
Un secrétariat général a été créé avec une antenne à Zurich et une à Carouge. Ces deux structures servent de centres de compétences pour les questions d'égalité concernant la formation professionnelle. Des conseils sont donnés à la demande de diverses institutions, associations ou personnes privées, et le réseau des projets traitant de l'égalité dans la formation professionnelle est renforcé.
Le deuxième axe se préoccupe de créer des places d'apprentissage, notamment en promouvant le projet FER+, formation en réseau. Un plus pour les femmes. Des partenariats de petites entreprises sont proposés afin d'offrir aux filles des places d'apprentissages tout en leur montrant que ces formations peuvent mener à un poste intéressant. Depuis novembre 2001 un guide, "Le premier jour dÕapprentissage", est proposé aux entreprises formant des filles dans des métiers majoritairement occupés par les hommes. La sensibilisation aux métiers atypiques occupe une large place dans le projet 16+.
Ainsi dans le cadre du troisième axe, le site www.lisa-girl.ch, à la conception ludique et contemporaine, offre entre autres, une base de données des places d'apprentissage pour les filles dans des métiers dits masculins. Par ailleurs, les filles sont soutenues dans leurs démarches d'orientation à l'aide de brochures de sensibilisation "Pour toi quelle orientation ?" ou d'un journal et manuel de stage "Stage sans frontières".
Des brochures pour les parents et les garçons ont également été élaborées afin de sensibiliser l'entourage des filles. Par ailleurs, 16+ a créé des ateliers TEKNA+ menés par un homme et une femme qui animent des jeux et des réflexions par rapport au choix professionnel des filles et des garçons. Ces ateliers ont lieu dans les écoles romandes sous forme dÕateliers pilotes et devraient ensuite être repris par les cantons.
Le quatrième axe s'adresse aux femmes migrantes. Un cahier didactique pour les élèves et un pour les enseignant-e-s "Le Voyage" pour les cours de culture et langue d'origine, a été créé afin de permettre d'aborder les questions de choix professionnel sous l'angle de l'égalité des sexes.Ces documents existent en 12 langues. Un cédérom CYBILLA permet également aux jeunes d'ici et d'ailleurs de se confronter aux questions du choix professionnel de manière ludique.
Dernier axe, la sensibilisation des parents se fait notamment par la dernière campagne lancée par 16+ : la Journée des filles ou www.peres.ch. Les filles de 10 à 15 ans accompagnent leur père durant une journée sur son lieu de travail.
Dès 2002, cette journée sera régulièrement fixée au deuxième jeudi du mois de novembre
Maria Roth-Bernasconi
A peine un informaticien sur dix est une informaticienne. Moins de 2% de femmes sont formées pour ouvrir le capot d'une voiture. Quant aux assistantes médicales et assistants médicaux, en 2000, seuls trois nouveaux certificats de capacité ont été délivrés à des hommes sur un total de 682. Moins d'un tiers de métiers accueillent les mêmes proportions d'hommes et de femmes et ces dernières ont accès à un choix plus restreint de professions, cela dès la filière d'apprentissage. Les garçons disposent d'une palette de métiers dix fois plus large que les filles. Alors qu'il existe 300 filières d'apprentissage, les filles se contentent majoritairement de 10 métiers. De plus, les femmes sans formation post-obligatoire sont proportionnellement plus nombreuses que les hommes, ce qu'elles paient cher en matière de revenus et dÕindépendance économique.
Tout cela pourrait nous laisser indifférentes si les conséquences ne se ressentaient pas au niveau du salaire et du niveau de vie des femmes. Ainsi, aujourd'hui encore, elles gagnent 21% de moins que les hommes sur le marché suisse du travail.
Mesures proposées
Afin de prendre le mal à la racine, le projet 16+ propose 5 axes d'action.
Un secrétariat général a été créé avec une antenne à Zurich et une à Carouge. Ces deux structures servent de centres de compétences pour les questions d'égalité concernant la formation professionnelle. Des conseils sont donnés à la demande de diverses institutions, associations ou personnes privées, et le réseau des projets traitant de l'égalité dans la formation professionnelle est renforcé.
Le deuxième axe se préoccupe de créer des places d'apprentissage, notamment en promouvant le projet FER+, formation en réseau. Un plus pour les femmes. Des partenariats de petites entreprises sont proposés afin d'offrir aux filles des places d'apprentissages tout en leur montrant que ces formations peuvent mener à un poste intéressant. Depuis novembre 2001 un guide, "Le premier jour dÕapprentissage", est proposé aux entreprises formant des filles dans des métiers majoritairement occupés par les hommes. La sensibilisation aux métiers atypiques occupe une large place dans le projet 16+.
Ainsi dans le cadre du troisième axe, le site www.lisa-girl.ch, à la conception ludique et contemporaine, offre entre autres, une base de données des places d'apprentissage pour les filles dans des métiers dits masculins. Par ailleurs, les filles sont soutenues dans leurs démarches d'orientation à l'aide de brochures de sensibilisation "Pour toi quelle orientation ?" ou d'un journal et manuel de stage "Stage sans frontières".
Des brochures pour les parents et les garçons ont également été élaborées afin de sensibiliser l'entourage des filles. Par ailleurs, 16+ a créé des ateliers TEKNA+ menés par un homme et une femme qui animent des jeux et des réflexions par rapport au choix professionnel des filles et des garçons. Ces ateliers ont lieu dans les écoles romandes sous forme dÕateliers pilotes et devraient ensuite être repris par les cantons.
Le quatrième axe s'adresse aux femmes migrantes. Un cahier didactique pour les élèves et un pour les enseignant-e-s "Le Voyage" pour les cours de culture et langue d'origine, a été créé afin de permettre d'aborder les questions de choix professionnel sous l'angle de l'égalité des sexes.Ces documents existent en 12 langues. Un cédérom CYBILLA permet également aux jeunes d'ici et d'ailleurs de se confronter aux questions du choix professionnel de manière ludique.
Dernier axe, la sensibilisation des parents se fait notamment par la dernière campagne lancée par 16+ : la Journée des filles ou www.peres.ch. Les filles de 10 à 15 ans accompagnent leur père durant une journée sur son lieu de travail.
Dès 2002, cette journée sera régulièrement fixée au deuxième jeudi du mois de novembre
Maria Roth-Bernasconi
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