Valérie DE GASPARIN
1813 – 1894
Valérie de Gasparin est née à Genève en 1813 dans une famille protestante fortunée. Sa mère, musicienne accomplie et compositrice, a laissé une œuvre importante. Valérie reçu une bonne instruction et une solide éducation religieuse qui la fit s’impliquer dans le mouvement du Réveil protestant. Musique et voyages complétèrent son éducation : elle séjourna à Paris où Franz Liszt lui donna des leçons. A son retour elle publia deux nouvelles sous un pseudonyme masculin en 1833. Ce fut le début de sa carrière littéraire.
En 1837, elle épouse Agénor de Gasparin, un protestant français qui l’emmène à Paris, lieu de son activité professionnelle. Elle se consacre aux pauvres et à son œuvre. Elle publia en 1843 Le mariage au point de vue chrétien qui correspond aux préoccupations de l’époque. C’est aussi un écrit sur la condition féminine où elle expose ses conceptions sur la famille. Si l’homme et le femme étaient égaux sur le plan divin, la femme devait se soumettre à son époux dans la vie conjugale.
Dans deux autres ouvrages parus en 1845 et 1846, Allons faire fortune à Paris et Il y a des pauvres à Paris et ailleurs, elle préconisait une charité directe aux personnes nécessiteuses. Suite aux bouleversements de la révolution de 1848, Valérie de Gasparin retourne à Genève et va mettre en action les réflexions qu’elle développait dans ses livres.
Héritière d’une fortune confortable, elle peut réaliser ses idéaux. En 1858 elle crée une unité de balnéothérapie à Yverdon et destinée aux pauvres. En 1859 elle fonde à Lausanne La Source, une école normale de garde-malades qui deviendra par la suite école d’infirmières. Jusque-là les femmes qui fournissaient les soins infirmiers étaient des religieuses. Valérie de Gasparin va créer son école qui formera des infirmières laïques qui seront rémunérées pour leur travail. C’était révolutionnaire pour son époque.
La mort de son mari en 1871 vint la frapper brutalement. Elle n’en continua pas moins sa carrière littéraire et se dirigea vers la poésie : deux livres parurent en 1890 (Edelweiss) et 1894 (El Sonador). Elle mourut en 1894 et repose dans le canton de Vaud à Valleyres-sous-Rances.
Dans la même rubrique
| 1. | juin 2008 | Léonor GOURFEIN-WELT |
| 2. | juin 2008 | Nelly SCHREIBER-FAVRE |
| 3. | mai 2008 | Henriette SALOZ-JOUDRA |
| 4. | mai 2008 | Emilie DE MORSIER |
| 5. | mai 2008 | Camille VIDART |
| 6. | avril 2008 | Pauline CHAPONNIERE-CHAIX |
| 7. | avril 2008 | Marie GOEGG-POUCHOULIN |
| 8. | mars 2008 | Henriette RATH 1773 – 1856 |
| 9. | février 2008 | Albertine NECKER DE SAUSSURE |
| 10. | janvier 2008 | Esperanza CRUZ RODRIGUEZ |
| 11. | janvier 2008 | Viviana Elisa DIAZ CARO |
| 12. | décembre 2007 | Achta Djibrine SY |
| 13. | décembre 2007 | Béatrice Félicité BOBO |
| 14. | novembre 2007 | Marie Béatrice KENFACK TOLEVI |
| 15. | octobre 2007 | Boua CHANTHOU |
| 16. | septembre 2007 | Léonie BARAKOMEZA |
| 17. | août 2007 | Liliana Lozanova VALCHEVA |
| 18. | août 2007 | Cynthia MAUNG |
| 19. | août 2007 | Chantal Marie-Rachelle OUEDRAOGO |
| 20. | février 2007 | Lydia NYATI-RAMAHOBO |
