Dossiers VOI(X)ES
DES FEMMES ET DE LA MAGIE
Interview d'une femme détentrice du secret dans la région romande.
Avant que le Secret ne vous soit transmis, aviez-vous des prédispositions ?
Quand j'étais gamine, ma grand-mère m'avait fait écrire dans une lettrre : "Ma grand-mère dit que je suis gentille et que Dieu me le rendra". Il faut bien sûr remettre ça dans le contexte, mais cette phrase m'avait marquée. Depuis l'âge de 20 ans environ, j'ai une foi très profonde. Ce don de guérir, c'est un cadeau de Dieu, la suite d'une vie tournée vers l'exemple du Christ et la quête spirituelle. J'avais dans l'idée d'aider les gens à ma retraite. Après mon arrêt de travail pour des raisons de santé, l'idZe a fait son chemin, même s'il m'a fallu encore du temps pour pratiquer le Secret dans un cercle plus large... Je pense que c'était écrit.
Comment le Secret vous a-t-il été transmis ?
Par le biais d'une collègue, j'ai rencontré un homme qui le possédait, à mon insu. Deux à trois ans plus tard, il m'a transmis le 1er secret, oralement car on n'a pas le doit, para"t-il, de l'écrire. Il avait déjà 70 ans et l'avait pratiqué suffisamment longtemps. J'étais très contente de recevoir ce don. Cela fait déjà une vingtaine d'années que je l'ai. Je le pratique depuis une dizaine d'années dans le cadre familial et depuis 3 mois plus largement, par téléphone.
Justement, comment le pratiquez-vous ?Est-ce seulement par téléphone ?
Oui, je suis uniquement un numéro de téléphone. Ca évite les ambiguités et les questions d'argent. Je note le nom de la personne, l'année de naissance, le domicile et le lieu d'hospitalisation et le type de demande : eczéma, homorragies, brûlures, verrues, douleur. Il y a un Secret pour chacun de ces symptômes, mais si une personne souffre d'autre chose, j'essaie de la soulager par d'autres formules ou prières...
Mais qu'est-ce exactement que le Secret ?
Il s'agit d'une formule héritée des Anciens, avec des prières. C'est embarrassant d'en parler, l'humilité et la modestie sont de rigueur. La première fois que j'ai utilisé le secret pour couper l'hémorragie, j'étais dans une boucherie lorsqu'un employé s'est coupé. J'ai demandé son nom et je suis allée dans ma voiture "faire le secret". Je me gênais. Je n'ai pris des nouvelles du boucher que quelques deux semaines plus tard et j'ai appris que l'hémorragie s'était arrêtée d'un coup. J'ai aussi testé le don sur moi-même, alors que je m'étais brûlée avec une casserole d'eau bouillante. C'est génial. C'est fascinant, et ça me dépasse totalement. On se sent minuscule devant la grandeur de la force divine.
Le Secret est donc étroitement lié à la foi...Comment vivez-vous cette foi ?
Je ne suis pas du tout pratiquante, mais je ressens la foi comme un appel, tout ce qui concerne Dieu, la vie du Christ et de ses apôtres me passionne. Lorsque j'en ai l'occasion, je m'arrête dans des chapelles où je peux prier seule. Mais mon église est la voûte céleste. Je lis énormément. La littérature spirituelle est vaste. Chaque lecteur peut trouver matière à réflexion. Par rapport à une guérison, je suis un canal transmetteur entre Dieu et la personne malade, une parabole sur un toit. Je transmets la demande, mais je ne pense pas que la guérison passe ensuite par moi. A mon humble avis, elle doit se faire sans intermédiaire, de Dieu àla personne concernée.
Quelles sont vos relations avec la médecine ?
Je dis aux gens qui m'appellent : "Je vais essayer de faire quelque chose". Selon la gravité du cas, je conseille de consulter un médecin s'il n'y a pas d'amélioration rapide. Il faut savoir rester à sa place. Lors d'un appel, mon but est aussi d'écouter les gens, de les soutenir en parallèle à leur traitement médical. Une maladie ne vient pas toute seule, le corps et l'esprit sont étroitement liés. Vous ne recevez donc rien en échange d'une guérison ? On n'a pas le droit de demander de l'argent, il paraît que le don disparaîtrait. De toutes façons, ça me mettrait mal à l'aise d'en recevoir !Ce que je reçois, c'est une joie intense lorsqu'une personne guérie me rappelle pour me dire qu'elle va mieux ou bien.
Propos recueillis par F.M. et S.B
Quand j'étais gamine, ma grand-mère m'avait fait écrire dans une lettrre : "Ma grand-mère dit que je suis gentille et que Dieu me le rendra". Il faut bien sûr remettre ça dans le contexte, mais cette phrase m'avait marquée. Depuis l'âge de 20 ans environ, j'ai une foi très profonde. Ce don de guérir, c'est un cadeau de Dieu, la suite d'une vie tournée vers l'exemple du Christ et la quête spirituelle. J'avais dans l'idée d'aider les gens à ma retraite. Après mon arrêt de travail pour des raisons de santé, l'idZ
Comment le Secret vous a-t-il été transmis ?
Par le biais d'une collègue, j'ai rencontré un homme qui le possédait, à mon insu. Deux à trois ans plus tard, il m'a transmis le 1er secret, oralement car on n'a pas le doit, para"t-il, de l'écrire. Il avait déjà 70 ans et l'avait pratiqué suffisamment longtemps. J'étais très contente de recevoir ce don. Cela fait déjà une vingtaine d'années que je l'ai. Je le pratique depuis une dizaine d'années dans le cadre familial et depuis 3 mois plus largement, par téléphone.
Justement, comment le pratiquez-vous ?Est-ce seulement par téléphone ?
Oui, je suis uniquement un numéro de téléphone. Ca évite les ambiguités et les questions d'argent. Je note le nom de la personne, l'année de naissance, le domicile et le lieu d'hospitalisation et le type de demande : eczéma, homorragies, brûlures, verrues, douleur. Il y a un Secret pour chacun de ces symptômes, mais si une personne souffre d'autre chose, j'essaie de la soulager par d'autres formules ou prières...
Mais qu'est-ce exactement que le Secret ?
Il s'agit d'une formule héritée des Anciens, avec des prières. C'est embarrassant d'en parler, l'humilité et la modestie sont de rigueur. La première fois que j'ai utilisé le secret pour couper l'hémorragie, j'étais dans une boucherie lorsqu'un employé s'est coupé. J'ai demandé son nom et je suis allée dans ma voiture "faire le secret". Je me gênais. Je n'ai pris des nouvelles du boucher que quelques deux semaines plus tard et j'ai appris que l'hémorragie s'était arrêtée d'un coup. J'ai aussi testé le don sur moi-même, alors que je m'étais brûlée avec une casserole d'eau bouillante. C'est génial. C'est fascinant, et ça me dépasse totalement. On se sent minuscule devant la grandeur de la force divine.
Le Secret est donc étroitement lié à la foi...Comment vivez-vous cette foi ?
Je ne suis pas du tout pratiquante, mais je ressens la foi comme un appel, tout ce qui concerne Dieu, la vie du Christ et de ses apôtres me passionne. Lorsque j'en ai l'occasion, je m'arrête dans des chapelles où je peux prier seule. Mais mon église est la voûte céleste. Je lis énormément. La littérature spirituelle est vaste. Chaque lecteur peut trouver matière à réflexion. Par rapport à une guérison, je suis un canal transmetteur entre Dieu et la personne malade, une parabole sur un toit. Je transmets la demande, mais je ne pense pas que la guérison passe ensuite par moi. A mon humble avis, elle doit se faire sans intermédiaire, de Dieu àla personne concernée.
Quelles sont vos relations avec la médecine ?
Je dis aux gens qui m'appellent : "Je vais essayer de faire quelque chose". Selon la gravité du cas, je conseille de consulter un médecin s'il n'y a pas d'amélioration rapide. Il faut savoir rester à sa place. Lors d'un appel, mon but est aussi d'écouter les gens, de les soutenir en parallèle à leur traitement médical. Une maladie ne vient pas toute seule, le corps et l'esprit sont étroitement liés. Vous ne recevez donc rien en échange d'une guérison ? On n'a pas le droit de demander de l'argent, il paraît que le don disparaîtrait. De toutes façons, ça me mettrait mal à l'aise d'en recevoir !Ce que je reçois, c'est une joie intense lorsqu'une personne guérie me rappelle pour me dire qu'elle va mieux ou bien.
Propos recueillis par F.M. et S.B
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