F-information
67 rue de la Servette
CP 128
1211 Genève 7

Tél : 022.740.31.00
Fax: 022.740.31.44
Mail
À découvrir...
Camille VIDART
1854 – 1930

Née de mère genevoise et de père français Camille Vidart fit des études de français à l’Université de Lyon ce qui lui permit de devenir enseignante, d’abord à Genève puis à Zürich. C’est grâce à son nom, qui fut prit pour celui d’un garçon, qu’elle obtint le poste de maîtresse principale. Pendant ce séjour elle traduisit Heidi en français après avoir rencontré l’auteure.

De retour à Genève en 1891, elle participa avec 90 femmes à la fondation de L’Union des femmes de Genève (UdF) dont les buts étaient de développer la solidarité et l’avancement sur le plan moral, intellectuel et matériel. En 1898 elle en devint présidente pour quatre ans.

L’exposition nationale de 1896 fut l’occasion pour Camille Vidart d’organiser le premier  Congrès suisse des intérêts féminins. Par la suite elle chercha à unifier les différentes associations féministes et ses efforts aboutirent à la création de l’Alliance des sociétés féminines suisses (ASF).

Auguste de Morsier, fils de la féministe Emilie de Morsier, fonda en 1907 en compagnie de Camille Vidart et de quelques autres l’Association genevoise pour le suffrage féminin. Un mensuel suffragiste fut créée en 1912 à l’instigation de Camille qui fit partie du comité de rédaction durant dix-huit ans.

Son action se dirigea aussi dans d’autres directions : ouverture d’un restaurant pour ouvrières, mise à disposition de logements pour les femmes seules et pauvres, participation à de nombreuses associations, etc.

Ses différentes activités -  secrétaire du Conseil international des femmes et membre de la Fédération abolitionniste internationale – lui permirent de voyager. Elle n’en  continua pas moins à s’intéresser à l’éducation et participa à la fondation du Bureau international de l’éducation en 1925. Elle fut aussi membre fondatrice de la section genevoise de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté.

Mais le succès ne fut pas toujours au rendez-vous : le suffrage féminin ne fut pas voté de son vivant (il fallut attendre 1971 !) et progressivement ses compagnes de lutte disparurent. Elle sombra dans une grave dépression et mourut en 1930.


Dans la même rubrique

1. septembre 2011 Gabrielle PERRET-GENTIL
2. août 2011 Marcelle BARD
3. mai 2011 Eugénie DROZ
4. avril 2011 Eva LOMBARD
5. mars 2011 Alice DESCOEUDRES
6. janvier 2011 Isabelle NEF
7. novembre 2010 Claire-Lise MONNIER
8. octobre 2010 Elisabeth DE STOUTZ
9. août 2010 Marguerite ROESGEN CHAMPION
10. juin 2010 Maggy BREITTMAYER
11. juin 2010 Marcelle MOYNIER
12. mai 2010 Noëlle ROGER
13. mars 2010 Fernande PEYROT
14. février 2010 Nina Daïnow-Dicker
15. décembre 2009 Berthe VADIER
16. novembre 2009 Germaine DE STAEL
17. octobre 2009 Marguerite CHAMPENDAL
18. septembre 2009 Lucienne FLORENTIN
19. septembre 2009 Alice BAILLY
20. février 2009 Marguerite FRICK-CRAMER
Page : 1 | 2 | 3 | 4