F-information
67 rue de la Servette
CP 128
1211 Genève 7

Tél : 022.740.31.00
Fax: 022.740.31.44
Mail
À découvrir...
Emilie DE MORSIER
1843 – 1896

Emilie Naville est née en 1843 à Vernier dans une famille protestante impliquée dans la vie politique. Son père fut maire et député au Grand Conseil. Elle épousa Gustave de Morsier dont elle eu trois enfants. Elle est l’illustration des idées féministes et abolitionnistes qui avaient cours dans le milieu protestant genevois de la deuxième moitié du XIXe siècle.

A la suite de difficultés financières, les époux Morsier s’installèrent à Paris en 1868 et c’est la guerre de 1870 suivie de la Commune qui lui firent prendre conscience de la misère sociale et l’amenèrent à adhérer à des associations internationales œuvrant pour la paix et la liberté.

Mais la rencontre décisive fut celle de Joséphine Butler. Celle-ci faisait des séjours réguliers en Suisse romande pendant lesquels  elle connut des figures suisses importantes, sur lesquelles elle s’appuya pour étendre son influence sur le continent, dans sa lutte pour l’abolition de la prostitution. Emilie de Morsier devint une militante convaincue et œuvra  dans une association d’entraide aux anciennes prostituées.

Cet engagement lui permit d’affirmer ses idées féministes. En 1875  Joséphine Butler et Aimé Humbert-Droz, un politicien franc-maçon neuchâtelois, fondèrent la Fédération abolitionniste internationale (FAI), dont Emilie devint membre du comité exécutif jusqu’à sa mort. En 1879 elle créa l’Association française pour l’abolition de la prostitution réglementée.

Le comité français de la FAI était composé d’éléments divers et Emilie dut prendre partie. Elle refusa les idées évangéliques répressives et opta pour une position républicaine centriste. Grâce à ses traductions de révolutionnaires italiens, elle se forgea une opinion marquée par sa sympathie pour le socialisme. Elle continua  à militer en faveur du féminisme en tenant salon et en organisant la représentation des Françaises lors de congrès féministes.

Elle s’initia par ailleurs à l’homéopathie, au magnétisme, à la spiritualité, à l’ésotérisme, etc. et collabora à une revue consacrée à ces sujets. Ceci lui permit d’organiser un congrès féministe en 1889 qui mettait l’accent sur les réformes sociales. D’autres congrès préféraient mettre en avant les droits civils et politiques. Sa vision ésotérique et son féminisme se propagèrent dans différents cercles.

Emilie de Morsier mourut en 1896 d’un cancer du sein mais sa pensée survécut dans son fils, Auguste de Morsier, député au Grand Conseil,  qui milita pour le suffrage féminin.


Dans la même rubrique

1. septembre 2011 Gabrielle PERRET-GENTIL
2. août 2011 Marcelle BARD
3. mai 2011 Eugénie DROZ
4. avril 2011 Eva LOMBARD
5. mars 2011 Alice DESCOEUDRES
6. janvier 2011 Isabelle NEF
7. novembre 2010 Claire-Lise MONNIER
8. octobre 2010 Elisabeth DE STOUTZ
9. août 2010 Marguerite ROESGEN CHAMPION
10. juin 2010 Maggy BREITTMAYER
11. juin 2010 Marcelle MOYNIER
12. mai 2010 Noëlle ROGER
13. mars 2010 Fernande PEYROT
14. février 2010 Nina Daïnow-Dicker
15. décembre 2009 Berthe VADIER
16. novembre 2009 Germaine DE STAEL
17. octobre 2009 Marguerite CHAMPENDAL
18. septembre 2009 Lucienne FLORENTIN
19. septembre 2009 Alice BAILLY
20. février 2009 Marguerite FRICK-CRAMER
Page : 1 | 2 | 3 | 4