Dossiers VOI(X)ES
REFLEXION AUTOUR DES DROITS HUMAINS DES HOMOSEXUEL-LES
Court rappel :15 mars 1994- la communauté homosexuelle suisse se lance dans la défense de ses droits humains avec la pétition "Mêmes droits pour les couples de même sexe", déposée 9 mois (!) plus tard à la Chancellerie fédérale .La Commission des affaires juridiques du Conseil national invite le Conseil fédéral à rédiger un rapport sur la question qui est soumis à consultation, les résultats sont présentés par Mme Ruth Metzler ( 25.10.2000). Elle doit maintenant rédiger un avant-projet qui sera soumis à consultation et ensuite le Conseil fédéral soumettra au Parlement le projet définitif.
Entretemps nous nous sommes battu-e-s pour faire avancer le processus ( Campagne pour inclure "mode de vie" dans l'art. 8 de la Constitution qui interdit les discriminations). A noter aussi le jugement de l'affaire Eva-Maria Pally-Gillian Colston par le Tribunal fédéral: Eva avait demandé l'autorisation de séjour pour sa compagne Gillian (6 ans de vie commune).
Le TF décide (25.08. 2000) qu'elles pouvaient vivre leur vie en Nouvelle-Zélande, tout en reconnaissant que la vie privée des couples homosexuels est protégée par le droit constitutionnel et par la Convention européenne des droits de l'homme. Or le TF constate tout simplement que tant qu'il n'y a pas de législation adéquate, les tribunaux ne peuvent que s'occuper des cas d'injustice grave. Lors de sa présentation du 25 octobre Mme Metzler parle "d'une réglementation spéciale" de nos droits, ce qui constitue une nouvelle discrimination alors que nous luttons pour avoir les mêmes droits.
ET LA PRIDE SION 2001 DANS TOUT CELA ?
Nous y arrivons : le 27.06.1969 la police de New York continue les harcèlements journaliers dirigés contre les "marginaux" fréquentant un bar gay. Cette fois cela déclenche des émeutes qui durent jusqu'au 30 juin, rejointes par la population du quartier. Cette rébellion sera commémorée par la Lesbian and Gay Pride and Friends. Chaque année des nouvelles villes dans le monde y participent dans le but de faire connaître cet aspect de la lutte humaine pour les droits humains. Nous sommes les premier-e-s à savoir que les préjugés existent et qu'il faut une information continuelle à ce sujet. nous l'avons fait - depuis 1997 - à Genève , à Lausanne, à Fribourg, à Berne.
QUELLES REFLEXIONS ???
La crise déclenchée par la Pride Sion 2001 met en avant les points faibles liées à la définition de nos droits. C'est cela qui nous amène à une réflexion positive qui peut déboucher sur quelque chose de concret.
Les attaques homophobes et diffamatoires ont eu lieu parce que nous ne sommes pas protégé- e -s par la loi en tant que groupe social. Ici l'agression est visible, combien ne le sont pas? et combien sont quotidiennes ?
Tant qu' il y aura absence de lois, agression , incitation à la haine et des personnes impliquées dans un processus de PEUR, il y aura négation de tout principe démocratique.
Il faut compléter la législation fédéral et cantonale. Il faut construire le changement des mentalités, des comportements, des symboles, du vocabulaire.
Il faut aborder ce processus de façon constructive : arrêter de définir ce à quoi nous n'avons pas le droit. Il faut prendre conscience qu'il s'agit de question liées aux droits humains - tous les secteurs de la société sont concernés : Santé, Travail, Loisirs, 3e âge, Education.
Il faut soulever les bonnes questions sur les lacunes concernant les Droits humains, la société et l'intégration de la perspective homosexuelle. Nous sommes concerné-e-s par toute sorte de problème qui affecte la société en général, il faut ouvrir le dialogue sur ce terrain, apporter des solutions qui bénéficient à la société entière.
Nous sommes des citoyen-e-s et des interlocuteurs-trices à part entière, les meilleures sources d'information sur nos problèmes. Cependant, le dernier recensement ne touche pas un mot sur nous. Et en tant qu'individu-e-s, familles, parents, couples, couples bi-nationaux, nous contribuons tous les jours à l'existence de la société.
Nous avons droit au bonheur.
Eliane Blanc - Giselda Fernandes, relais genevois
Organisation suisse des lesbiennes/LOS
Message de soutien
"La lutte pour le respect et la reconnaissance des gays et des lesbiennes doit continuer. Comme tous les grands mouvements pour la dignité et pour les droits de la personne, le mouvement homosexuel provoque une réflexion et une remise en cause des valeurs de notre société. Pendant des siècles, l'homosexualité a été occultée, rejetée, criminalisée. Cette attitude homophobe a contraint les personnes homosexuelles à vivre cachées, à restreindre leur environnement social, à vivre dans un ghetto. Le changement est survenu lorsque les gays et les lesbiennes ont commencé à vivre leur différence au grand jour. La gay pride de Sion se place dans cette continuité et je souhaite que cette manifestation soit soutenue par les autorités et la population du canton du Valais, de la même manière qu'elle dispose de mon total appui."
Christiane Brunner, conseillère aux Etats, présidente du parti socialiste suisse.
Janvier 2001
Entretemps nous nous sommes battu-e-s pour faire avancer le processus ( Campagne pour inclure "mode de vie" dans l'art. 8 de la Constitution qui interdit les discriminations). A noter aussi le jugement de l'affaire Eva-Maria Pally-Gillian Colston par le Tribunal fédéral: Eva avait demandé l'autorisation de séjour pour sa compagne Gillian (6 ans de vie commune).
Le TF décide (25.08. 2000) qu'elles pouvaient vivre leur vie en Nouvelle-Zélande, tout en reconnaissant que la vie privée des couples homosexuels est protégée par le droit constitutionnel et par la Convention européenne des droits de l'homme. Or le TF constate tout simplement que tant qu'il n'y a pas de législation adéquate, les tribunaux ne peuvent que s'occuper des cas d'injustice grave. Lors de sa présentation du 25 octobre Mme Metzler parle "d'une réglementation spéciale" de nos droits, ce qui constitue une nouvelle discrimination alors que nous luttons pour avoir les mêmes droits.
ET LA PRIDE SION 2001 DANS TOUT CELA ?
Nous y arrivons : le 27.06.1969 la police de New York continue les harcèlements journaliers dirigés contre les "marginaux" fréquentant un bar gay. Cette fois cela déclenche des émeutes qui durent jusqu'au 30 juin, rejointes par la population du quartier. Cette rébellion sera commémorée par la Lesbian and Gay Pride and Friends. Chaque année des nouvelles villes dans le monde y participent dans le but de faire connaître cet aspect de la lutte humaine pour les droits humains. Nous sommes les premier-e-s à savoir que les préjugés existent et qu'il faut une information continuelle à ce sujet. nous l'avons fait - depuis 1997 - à Genève , à Lausanne, à Fribourg, à Berne.
QUELLES REFLEXIONS ???
La crise déclenchée par la Pride Sion 2001 met en avant les points faibles liées à la définition de nos droits. C'est cela qui nous amène à une réflexion positive qui peut déboucher sur quelque chose de concret.
Les attaques homophobes et diffamatoires ont eu lieu parce que nous ne sommes pas protégé- e -s par la loi en tant que groupe social. Ici l'agression est visible, combien ne le sont pas? et combien sont quotidiennes ?
Tant qu' il y aura absence de lois, agression , incitation à la haine et des personnes impliquées dans un processus de PEUR, il y aura négation de tout principe démocratique.
Il faut compléter la législation fédéral et cantonale. Il faut construire le changement des mentalités, des comportements, des symboles, du vocabulaire.
Il faut aborder ce processus de façon constructive : arrêter de définir ce à quoi nous n'avons pas le droit. Il faut prendre conscience qu'il s'agit de question liées aux droits humains - tous les secteurs de la société sont concernés : Santé, Travail, Loisirs, 3e âge, Education.
Il faut soulever les bonnes questions sur les lacunes concernant les Droits humains, la société et l'intégration de la perspective homosexuelle. Nous sommes concerné-e-s par toute sorte de problème qui affecte la société en général, il faut ouvrir le dialogue sur ce terrain, apporter des solutions qui bénéficient à la société entière.
Nous sommes des citoyen-e-s et des interlocuteurs-trices à part entière, les meilleures sources d'information sur nos problèmes. Cependant, le dernier recensement ne touche pas un mot sur nous. Et en tant qu'individu-e-s, familles, parents, couples, couples bi-nationaux, nous contribuons tous les jours à l'existence de la société.
Nous avons droit au bonheur.
Eliane Blanc - Giselda Fernandes, relais genevois
Organisation suisse des lesbiennes/LOS
Message de soutien
"La lutte pour le respect et la reconnaissance des gays et des lesbiennes doit continuer. Comme tous les grands mouvements pour la dignité et pour les droits de la personne, le mouvement homosexuel provoque une réflexion et une remise en cause des valeurs de notre société. Pendant des siècles, l'homosexualité a été occultée, rejetée, criminalisée. Cette attitude homophobe a contraint les personnes homosexuelles à vivre cachées, à restreindre leur environnement social, à vivre dans un ghetto. Le changement est survenu lorsque les gays et les lesbiennes ont commencé à vivre leur différence au grand jour. La gay pride de Sion se place dans cette continuité et je souhaite que cette manifestation soit soutenue par les autorités et la population du canton du Valais, de la même manière qu'elle dispose de mon total appui."
Christiane Brunner, conseillère aux Etats, présidente du parti socialiste suisse.
Janvier 2001
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