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LAURENCE ROCHAT : interview et article
Une sportive qui en veut !
On peut lire sur votre site internet que le sport, vous êtes un peu "née dedans". Etant enfant, avez-vous remarqué des traitements, des attitudes, différents de la part des adultes ou des enfants entre eux, liés au sexe, lors des entraînements ou compétitions ?
Je me souviens que lorsque j'étais jeune (environ jusqu'à l'âge de 12, 13 ans) j'étais meilleure en sport que les garçons de mon âge, surtout en endurance, et comme la fierté masculine commence très jeune, il y avait un peu de jalousie. Ensuite quand commence la puberté, les filles progressent moins vite que les garçons et nous perdons très vite au niveau de la force. Sinon de la part des adultes, je n'ai personnellement rien ressenti.
Et par la suite, quand vous êtes passée au niveau international, avez-vous subi des réflexions ou des pressions de la part du monde sportif ou des médias du fait que vous soyez une femme ?
Il y a toujours eu une différence entre les hommes et les femmes dans le domaine de la compétition, et elle demeurera toujours. Mais depuis quelques années, cette différence s'est un peu atténuée, une performance féminine est mieux valorisée que dans le passé. Le nombre de concurrentes a également beaucoup augmenté, dans certaines compétitions il y a autant d'hommes que de femmes au départ. Pour les médias, je crois qu'une course masculine est toujours plus "intéressante" et plus regardée qu'une course féminine, je peux prendre l'exemple du Tour de France à vélo. L'explication vient peut-être du fait que les femmes ont commencé beaucoup plus tard à faire de la compétition, c'est je pense, une des raisons de l'intérêt moindre que porte le public aux compétitions féminines.
Est-ce qu'actuellement lors des compétitions, les femmes sont encore moins payées que les hommes, et si oui dans quelles proportions ?
Je pense que dans certains sports (comme des sports d'endurance), les femmes peuvent gagner la même chose que les hommes, car les primes sont souvent fixées à l'avance et sont identiques (c'est le cas en ski de fond). Cependant dans les sports très masculins, comme le football, le basketball, le hockey sur glace, les meilleures femmes ne gagnent encore rien du tout en comparaison des gains des hommes.
A votre avis, reste-t-il beaucoup de choses à améliorer pour la représentation des femmes dans les différents sports, et si oui, que pourraient faire les sportives de haut niveau pour faire avancer la cause des femmes dans le sport ?
Je pense que les femmes peuvent mettre en avant des atouts que les hommes ne possèdent pas. Tout d'abord, une femme doit pouvoir se "vendre" en tant que femme, plus qu'en tant que sportive. Car l'image de la sportive est souvent mal perçue; bagarreuse, rustre, camionneuse... pour n'en citer que quelques exemples. En cassant cette image, je pense que la femme jouira de plus de considération.
UNE SPORTIVE QUI EN VEUT !
Laurence Rochat est née le jour de la fête nationale suisse… était-ce le destin ?? Cette suissesse de 24 ans vous la connaissez sûrement déjà parce qu'elle défend les couleurs de la Suisse en ski de fond.
Vous ne vous souvenez pas ? Mais si voyons un petit effort ! Salt Lake City… Les Jeux Olympiques de 2002 ??? Ah ! Vous voyez ! C'est là que Laurence Rochat a décroché la médaille de bronze en relais 4x5 km. Bon, il faut dire qu'elle participait déjà aux Jeux Olympiques à l'âge de 15 ans et que les coupes du monde (1998), les championnats du monde juniors et les championnats du monde (2001), elle connaît aussi depuis un moment !
En fait tout est allé très vite pour elle ces dernières années, et cette jeune femme qui a su se faire une belle place dans le monde du sport, a encore un bel avenir devant elle !
Petite, Laurence Rochat a grandi dans un milieu rural, au sein de sa famille, élevée par des parents déjà sportifs, papa en ski de fond et maman en haute montagne.
C'est à l'âge de 2 ans et demi qu'elle découvre les joies du ski pour la première fois et, accrochez-vous, à 5 ans elle court sa première course ! Dès lors sa passion pour le ski ne l'a plus quittée.
Mais ce qui est également tout à fait admirable dans le parcours de Laurence Rochat, c'est qu'elle a su mener de front à la fois sa carrière de sportive de haut niveau et son apprentissage de commerce. Ce n'est pas donné à tout le monde, surtout à l'âge de l'adolescence et des sorties ! Mais elle a su faire preuve de persévérance.
D'ailleurs l'entreprise horlogère qui l'a formée, lui permettant de mener en parallèle son sport de prédilection et sa formation, l'a engagée, suite à
l'obtention de son CFC, pour une durée indéterminée au département des ressources humaines, à temps partiel.
Bref, cette jeune femme volontaire et persévérante n'a pas fini de nous étonner, et on lui souhaite d'abord une bonne fin de saison, et aussi le meilleur pour les années à venir !
Fanny Matton
Je me souviens que lorsque j'étais jeune (environ jusqu'à l'âge de 12, 13 ans) j'étais meilleure en sport que les garçons de mon âge, surtout en endurance, et comme la fierté masculine commence très jeune, il y avait un peu de jalousie. Ensuite quand commence la puberté, les filles progressent moins vite que les garçons et nous perdons très vite au niveau de la force. Sinon de la part des adultes, je n'ai personnellement rien ressenti.
Et par la suite, quand vous êtes passée au niveau international, avez-vous subi des réflexions ou des pressions de la part du monde sportif ou des médias du fait que vous soyez une femme ?
Il y a toujours eu une différence entre les hommes et les femmes dans le domaine de la compétition, et elle demeurera toujours. Mais depuis quelques années, cette différence s'est un peu atténuée, une performance féminine est mieux valorisée que dans le passé. Le nombre de concurrentes a également beaucoup augmenté, dans certaines compétitions il y a autant d'hommes que de femmes au départ. Pour les médias, je crois qu'une course masculine est toujours plus "intéressante" et plus regardée qu'une course féminine, je peux prendre l'exemple du Tour de France à vélo. L'explication vient peut-être du fait que les femmes ont commencé beaucoup plus tard à faire de la compétition, c'est je pense, une des raisons de l'intérêt moindre que porte le public aux compétitions féminines.
Est-ce qu'actuellement lors des compétitions, les femmes sont encore moins payées que les hommes, et si oui dans quelles proportions ?
Je pense que dans certains sports (comme des sports d'endurance), les femmes peuvent gagner la même chose que les hommes, car les primes sont souvent fixées à l'avance et sont identiques (c'est le cas en ski de fond). Cependant dans les sports très masculins, comme le football, le basketball, le hockey sur glace, les meilleures femmes ne gagnent encore rien du tout en comparaison des gains des hommes.
A votre avis, reste-t-il beaucoup de choses à améliorer pour la représentation des femmes dans les différents sports, et si oui, que pourraient faire les sportives de haut niveau pour faire avancer la cause des femmes dans le sport ?
Je pense que les femmes peuvent mettre en avant des atouts que les hommes ne possèdent pas. Tout d'abord, une femme doit pouvoir se "vendre" en tant que femme, plus qu'en tant que sportive. Car l'image de la sportive est souvent mal perçue; bagarreuse, rustre, camionneuse... pour n'en citer que quelques exemples. En cassant cette image, je pense que la femme jouira de plus de considération.
UNE SPORTIVE QUI EN VEUT !
Laurence Rochat est née le jour de la fête nationale suisse… était-ce le destin ?? Cette suissesse de 24 ans vous la connaissez sûrement déjà parce qu'elle défend les couleurs de la Suisse en ski de fond.
Vous ne vous souvenez pas ? Mais si voyons un petit effort ! Salt Lake City… Les Jeux Olympiques de 2002 ??? Ah ! Vous voyez ! C'est là que Laurence Rochat a décroché la médaille de bronze en relais 4x5 km. Bon, il faut dire qu'elle participait déjà aux Jeux Olympiques à l'âge de 15 ans et que les coupes du monde (1998), les championnats du monde juniors et les championnats du monde (2001), elle connaît aussi depuis un moment !
En fait tout est allé très vite pour elle ces dernières années, et cette jeune femme qui a su se faire une belle place dans le monde du sport, a encore un bel avenir devant elle !
Petite, Laurence Rochat a grandi dans un milieu rural, au sein de sa famille, élevée par des parents déjà sportifs, papa en ski de fond et maman en haute montagne.
C'est à l'âge de 2 ans et demi qu'elle découvre les joies du ski pour la première fois et, accrochez-vous, à 5 ans elle court sa première course ! Dès lors sa passion pour le ski ne l'a plus quittée.
Mais ce qui est également tout à fait admirable dans le parcours de Laurence Rochat, c'est qu'elle a su mener de front à la fois sa carrière de sportive de haut niveau et son apprentissage de commerce. Ce n'est pas donné à tout le monde, surtout à l'âge de l'adolescence et des sorties ! Mais elle a su faire preuve de persévérance.
D'ailleurs l'entreprise horlogère qui l'a formée, lui permettant de mener en parallèle son sport de prédilection et sa formation, l'a engagée, suite à
l'obtention de son CFC, pour une durée indéterminée au département des ressources humaines, à temps partiel.
Bref, cette jeune femme volontaire et persévérante n'a pas fini de nous étonner, et on lui souhaite d'abord une bonne fin de saison, et aussi le meilleur pour les années à venir !
Fanny Matton
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