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EMILIE GOURD
Ce n'est pas seulement une rue près du boulevard des Tranchées. C'est aussi l'une des premières féministes genevoises. Elle est née à Genève en 1879, dans une famille de la haute bourgeoisie protestante. Elle reçoit à la fois une éducation traditionnelle et ouverte grâce à son père, pasteur, qui a des vues plus progressistes.
Après un certificat de capacité de l'Ecole secondaire et supérieure de jeunes filles, elle suit des cours d'histoire et de philosophie à l'Université et enseigne brièvement dans une école privée.
Elle s'intéresse aux associations de femmes et progressivement devient une féministe convaincue. A vingt-quatre ans elle est nommée secrétaire du comité de l'Alliance nationale de sociétés féminines suisses. Puis elle entre à l'Union des femmes à Genève et à l'Association genevoise pour le suffrage féminin. Elle en deviendra la présidente, fonction qu'elle exercera jusqu'à sa mort.
En 1914, c'est de l'Association suisse qu'elle deviendra présidente, fonction qu'elle occupera pendant quatorze ans. Grâce à ses talents d'oratrice, elle multipliera le nombre de membres et de sections.
D'autre part, elle n'aura de cesse de lutter pour améliorer la situation des femmes. Elle s'intéressera au régime matrimonial, à l'assurance maladie, aux conditions de travail, en particulier à l'égalité salariale.
En 1912 elle fonde "Le mouvement féministe", un journal destiné à la cause suffragiste. Ce journal existe encore aujourd'hui sous le litre L'émiliE . Pendant trente-quatre ans elle en sera la rédactrice en chef et mettra sa plume au service de la cause des femmes en revendiquant l'égalité sociale, politique et économique. A sa mort, elle lèguera une partie de sa fortune personnelle à la survie du journal.
En 1914 elle fonde l'Ouvroir de l'Union des femmes de Genève afin que les femmes qui se retrouvent sans ressources en raison de la guerre puissent trouver du travail.
A partir de 1920, elle dirige le Cartel romand d'hygiène sociale et morale qui se bat contre l'alcoolisme et la prostitution. Son féminisme est certes teinté de moralisme mais il s'agit pour elle de faire progresser l'humanité.
En 1923 elle est nommée secrétaire de l'Alliance internationale pour le suffrage des femmes. D'autre part, elle devient membre de la commission spéciale pour les études sur le travail féminin du Bureau International du Travail.
En 1925 elle organise la première "Exposition cantonale genevoise sur le travail féminin". En 1928 lors de l'exposition suisse sur le travail féminin elle participe à une manifestation à Berne où les militantes tirent un énorme escargot symbolisant la lente marche vers l'obtention des droits politiques des femmes.
En 1943, préoccupée par la montée des idées fascistes, elle fonde la section genevoise de l'Association de la démocratie suisse.
Emilie Gourd meurt en 1946 à l'âge de soixante-six ans, victime d'une maladie cardiaque. Il faudra attendre 1960 pour Genève et 1971 sur le plan fédéral pour que les femmes obtiennent le droit de vote.
En plus de la rue, Emilie Gourd a maintenant un collège qui porte son nom. Enfin il existe une Fondation Emilie Gourd créée en 1984 à l'initiative de Jacqueline Berenstein-Wavre dont le but est d'encourager et de développer l'information sur les questions féminines et féministes en Suisse Romande. Cette structure soutient des personnes, des associations, des groupements et des projets divers dont le trait commun est la défense de la cause des femmes.
Elle s'intéresse aux associations de femmes et progressivement devient une féministe convaincue. A vingt-quatre ans elle est nommée secrétaire du comité de l'Alliance nationale de sociétés féminines suisses. Puis elle entre à l'Union des femmes à Genève et à l'Association genevoise pour le suffrage féminin. Elle en deviendra la présidente, fonction qu'elle exercera jusqu'à sa mort.
En 1914, c'est de l'Association suisse qu'elle deviendra présidente, fonction qu'elle occupera pendant quatorze ans. Grâce à ses talents d'oratrice, elle multipliera le nombre de membres et de sections.
D'autre part, elle n'aura de cesse de lutter pour améliorer la situation des femmes. Elle s'intéressera au régime matrimonial, à l'assurance maladie, aux conditions de travail, en particulier à l'égalité salariale.
En 1912 elle fonde "Le mouvement féministe", un journal destiné à la cause suffragiste. Ce journal existe encore aujourd'hui sous le litre L'émiliE . Pendant trente-quatre ans elle en sera la rédactrice en chef et mettra sa plume au service de la cause des femmes en revendiquant l'égalité sociale, politique et économique. A sa mort, elle lèguera une partie de sa fortune personnelle à la survie du journal.
En 1914 elle fonde l'Ouvroir de l'Union des femmes de Genève afin que les femmes qui se retrouvent sans ressources en raison de la guerre puissent trouver du travail.
A partir de 1920, elle dirige le Cartel romand d'hygiène sociale et morale qui se bat contre l'alcoolisme et la prostitution. Son féminisme est certes teinté de moralisme mais il s'agit pour elle de faire progresser l'humanité.
En 1923 elle est nommée secrétaire de l'Alliance internationale pour le suffrage des femmes. D'autre part, elle devient membre de la commission spéciale pour les études sur le travail féminin du Bureau International du Travail.
En 1925 elle organise la première "Exposition cantonale genevoise sur le travail féminin". En 1928 lors de l'exposition suisse sur le travail féminin elle participe à une manifestation à Berne où les militantes tirent un énorme escargot symbolisant la lente marche vers l'obtention des droits politiques des femmes.
En 1943, préoccupée par la montée des idées fascistes, elle fonde la section genevoise de l'Association de la démocratie suisse.
Emilie Gourd meurt en 1946 à l'âge de soixante-six ans, victime d'une maladie cardiaque. Il faudra attendre 1960 pour Genève et 1971 sur le plan fédéral pour que les femmes obtiennent le droit de vote.
En plus de la rue, Emilie Gourd a maintenant un collège qui porte son nom. Enfin il existe une Fondation Emilie Gourd créée en 1984 à l'initiative de Jacqueline Berenstein-Wavre dont le but est d'encourager et de développer l'information sur les questions féminines et féministes en Suisse Romande. Cette structure soutient des personnes, des associations, des groupements et des projets divers dont le trait commun est la défense de la cause des femmes.
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