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Comment prévenir la violence systémique dans la garde partagée? Interview

29 octobre 2026

E. a quitté son conjoint pour cause de violences physiques, psychologiques et économiques. Elle raconte aujourd’hui un nouveau combat: celui mené auprès des institutions chargées de protéger les enfants, où les violences qu’elle dénonce sont trop souvent réduites à un simple conflit parental.

Depuis 2021, la Conférence suisse contre la violence domestique a publié le guide «Violence domestique: quel contact après la séparation des parents?»[1], un document de référence à destination notamment des juges civils et de droit de la famille ainsi que des membres des autorités de protection de l’enfant et de l’adulte. Ces recommandations partent du constat que la violence conjugale est souvent traitée par les autorités sous l’angle du conflit parental, ce qui amène à des décisions inadaptées à la situation, qui peuvent mettre en danger les victimes de violence domestique et leurs enfants. Or, chez les personnes reçues à F-information, nous constatons que ces recommandations continuent d’être insuffisamment appliquées. Le témoignage de E, que nous vous présentons ici, est représentatif de ce décalage.

Nous recevons E. dans les bureaux de F-information. Elle est accompagnée d’une amie. Toutes deux arrivent munies de feuilles de notes résumant – dans la mesure du possible – des années de douleurs et de traumatismes.

E. quitte son pays natal après avoir répondu à une annonce pour un emploi en Suisse. C’est là qu’elle rencontre le futur père de son enfant. Il est Suisse, il est beau parleur. Il est certes un peu insistant, mais rien ne semble alors particulièrement inquiétant.

Les étapes s’enchaînent. Pressions pour se revoir, pour avoir des relations sexuelles non désirées, pour vivre sous le même toit, en invoquant son absence de permis de séjour et sa précarité économique. Les changements d’humeur se multiplient, tout comme les comportements violents, parfois sous l’emprise de drogues, y compris des violences sexuelles. Les pressions deviennent trop fortes.

Elle arrive à prendre ses distances avec cet homme un certain temps, mais il réapparaît dans sa vie et les violences s’aggravent. Elle tombe enceinte et il est hors de question, selon cet homme, qu’elle renonce à cette grossesse. Il ne lui laisse ni le temps de réfléchir, ni celui de choisir. Il lui fait miroiter une vie de famille, la sécurité, et finit par la convaincre de garder l’enfant et d’emménager avec lui.

«C’est comme ça qu’il reprend le contrôle de ma vie.»

La grossesse se déroule sous surveillance: ce qu’elle mange, ce qu’elle fait. Lui poursuit sa consommation de drogue et ses sorties tardives. Elle accepte de l’épouser afin de régler la question de son permis de séjour. Après la naissance, les violences verbales, physiques et sexuelles se poursuivent. Lorsque l’enfant y est à son tour exposé, c’en est trop.

Des institutions protectrices, vraiment?

Au fil des années, E. ne compte plus les démarches qui se succèdent: 

  • Dépôt d’une main courante;
  • Soutien psychologique et psychiatrique;
  • Reconnaissance du statut de victime de violences par la LAVI[2];
  • Accompagnement par Viol-Secours puis par AVVEC;
  • Demande de mesures protectrices de l’union conjugale (MPUC[3]) avec le soutien d’une juriste de F-information et une avocate recommandée par F-information; la requête mentionne l’instabilité psychologique du père ainsi que les violences;
  • Jugement du Tribunal de première instance (TPI) attribuant la garde à la mère avec un droit de visite et des vacances partagées progressives;
  • Évaluation du Service d’évaluation et d’accompagnement de la séparation parentale (SEASP) demandée par le Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant (TPAE). Ce service est chargé d’évaluer la capacité parentale et cherche à trouver des accords entre les parents autour du bien de l’enfant;
  • Curatelle mise en place par le Service de protection des mineurs (SPMI) dans le cadre de l’évaluation menée sur injonction du TPAE;
  • Dépôt d’une plainte pénale pour violences, incité par le SEASP. E. porte plainte en pensant qu’en tant que victime, elle ne serait plus contrainte d’avoir des contacts directs avec son agresseur/auteur des violences, et notamment que les transitions pourraient avoir lieu dans un Point Rencontre.[4];
  • Incitation par plusieurs instances (juge, SPMI, SEASP) d’entrer en médiation. E. se sent obligée d’accepter, par peur d’être accusée d’entraver la relation père-enfant ou de ne pas collaborer avec les autorités, et d’ainsi perdre la garde de son enfant.

Cela contrevient aux recommandations internationales de lutte contre la violence domestique (art. 48 de la Convention d’Istanbul[5]).

  • Depuis la dernière audience en début d’année, l’affaire est toujours classée «cause à juger».

Si certaines rencontres sont soutenantes, d’autres sont éprouvantes, voire traumatisantes. En particulier avec certaines personnes employées des services de l’État.

«J’avais beaucoup d’espoir. Je pensais qu’en quittant la relation, en dénonçant les violences, les choses iraient mieux. Qu’on allait m’aider et protéger mon enfant.»

Elle raconte notamment l’acceptation, puis le refus des Points Rencontre par le SEASP, au motif que «les passages ont pu se faire sans l’aide de tiers» et l’enfant «n’est pas en danger», les allégations de violences «n’ont pas pu être objectivées». Le droit de visite impose trois passages par semaine à son domicile, sans lieu neutre. Dans les faits, les moments où sa fille part en visite avec son père ou en revient sont très tendus et il est difficile d’imaginer qu’elles n’en soient pas impactées.

Cette posture va à l’encontre de ce qui est préconisé en 2020 dans un rapport de l’Unité de médecine des violences du CHUV sur «Les enfants exposés à la violence dans le couple parental», et notamment la première recommandation qui stipule que (il faut): S’affranchir de l’idée que les violences dans le couple se limitent à des agressions physiques et cesser de parler d’enfants «témoins». Les enfants sont victimes à part entière des violences dans le couple. Les enfants vivent les insultes, les dénigrements, les menaces, le contrôle coercitif exercé au quotidien sur leur parents victimes, voire parfois des agressions sexuelles sur leur mère.[6]

E. évoque également des rendez-vous sans procès-verbal, dont le contenu est ensuite parfois contesté, le refus de lui accorder un·e interprète – alors même que, si elle maîtrise aujourd’hui bien le français, ce n’était pas le cas au début de ses démarches, en particulier pour comprendre les subtilités du langage juridique et administratif. Elle parle aussi d’un ton paternaliste ou culpabilisant, du déni des rapports médicaux attestant d’un stress post-traumatique et recommandant d’éviter tout contact avec le père de son enfant, ainsi que du sentiment d’un parti pris en faveur de celui-ci, dont la parole est plus assurée et plus convaincante.

La Conférence suisse recommande pourtant, avant de reprendre les contacts avec le parent violent, d’évaluer si la victime de violences est suffisamment stable pour entretenir le contact et accueillir les éventuelles réactions émotionnelles de l’enfant.[7]

Depuis quelque temps, une amie accompagne E. aux rendez-vous lorsqu’elle le peut, afin de la soutenir et d’être témoin. «J’ai constaté plusieurs dysfonctionnements importants. Parmi ceux-ci figurent l’absence d’adaptation linguistique malgré les difficultés clairement identifiées, le manque de prise en compte des certificats médicaux, les changements de position insuffisamment justifiés, l’insistance constante sur la collaboration parentale malgré le contexte de violences dénoncé, l’absence de réponse aux préoccupations relatives à la sécurité de l’enfant ainsi que plusieurs incohérences dans la communication institutionnelle. L’ensemble de ces éléments a contribué à donner à E. le sentiment de ne pas être entendue, de voir ses inquiétudes minimisées.»

E. complète: «On me dit toujours que ce n’est pas de leur ressort de se prononcer sur les violences domestiques. On parle de conflit parental, pas de violence.» On lui demande de «faire des efforts», de «mieux communiquer», de suivre des ateliers de parentalité ou encore de téléphoner à cet homme pour l’aider à développer la relation avec sa fille, «car il est un peu maladroit».

La garde exclusive est attribuée à E. par le TPI à l’issue de la demande de MPUC avec un droit de visite au père. Celui-ci est également enjoint de quitter le domicile. Il y revient pourtant régulièrement, ayant conservé une clé.

Le harcèlement se poursuit sous d’autres formes: appels téléphoniques imposés avec son enfant – qu’il oublie souvent –, longs courriels à la fois courtois et menaçants. «Avant, il m’écrivait directement. Maintenant, il passe par les institutions: la curatrice, le psychologue de l’enfant, le pédiatre, etc. relaient ses demandes, et parfois ses messages mot pour mot. J’ai l’impression que le contrôle continue mais sous une forme plus difficile à nommer…» Une nouvelle agression à chaque fois.

Une amélioration de comportement sera toutefois observée après la mise en place des Mesures de protection de l’union conjugale qui ont fixé les horaires du droit de visite et ont attribué la jouissance du logement à E.

Au fil de ces années, E. accepte donc, sur pression des institutions étatiques et souvent faute d’alternative, d’entreprendre des démarches ou de signer des documents qu’elle ne souhaite pas forcément: saisir le SPMI; déposer plainte; accepter une médiation. Pour cette dernière, elle parvient au moins à négocier de ne pas se retrouver en présence de son agresseur et à effectuer des démarches séparées. Avec toujours le sentiment de devoir se justifier.

Le droit de visite: à tout prix?

Un principe de base dans les cas de violence domestique est de rétablir les relations personnelles entre le parent violent et son enfant uniquement lorsque l’auteur a pris ses responsabilités, reconnu la violence et s’est engagé par des mesures à remédier à son comportement.[8]

Dans le cadre des consultations à F-information, on observe que cette condition est très rarement posée dans la pratique et ne l’a pas été dans le cas de E.

Si le principe de visite peut sembler souhaitable, force est de constater que dans un contexte de violences, cette approche devrait être interrogée. Comment contraindre une mère à remettre son enfant – en pleurs, disant qu’elle a peur – à un père en qui elle n’a pas confiance? Un père parfois absent aux rendez-vous fixés, sans prévenir ni s’excuser. Un père qui menace son enfant. Un père dont l’enfant revient un soir en disant avoir été frappée. E. constate une marque et le signale, mais les faits seront niés par le père et aucune enquête approfondie se sera menée. La parole de l’enfant compte-t-elle si peu? Avec le temps, l’enfant devient mutique sur ce sujet. Peut-être persuadée que dire ce qu’elle vit signifierait ne plus aimer son père?

Ces allégations auraient pourtant mérité d’être prise très au sérieux. En effet, plusieurs recherches ont montré que la proportion de mauvais traitements infligés à l’enfant est plus élevée chez les parents qui agissent sous le coup de la violence, et ce même si aucune maltraitance n’a encore été directement exercée à l’encontre de l’enfant.[9]

Alors E. développe avec son enfant des stratégies pour qu’elle puisse rester calme et se protéger lorsque son père se montre agressif. «J’adore ma fille, et la petite bulle que nous avons créée ensemble avec les personnes qui nous aiment. Et c’est tellement dur de l’obliger à… à être agressée finalement. (…) À chaque fois je me sentais vulnérable et je vivais des angoisses énormes… C’était trop pour mon corps, pour ma tête. Une fois j’ai demandé à mon interlocutrice du SEASP: qu’est-ce qui se passe si je ne peux plus y aller (ndlr: aux rendez-vous où le père venait prendre son enfant)? La personne a rigolé et m’a répondu d’un ton méprisant que je devais bien avoir des ami·es.»

Cette remarque méconnaît les recherches montrant que l’isolement social est une conséquence fréquente des violences domestiques, plus encore lorsqu’il s’agit d’une personne issue de la migration, sans famille à proximité. Depuis, plusieurs fois par semaine, E. peut compter sur un réseau d’ami·es qui accompagnent l’enfant aux rendez-vous avec son père puis viennent la rechercher. Lorsque personne n’est disponible, elle doit payer une baby-sitter. «Cette posture n’est pas non plus évidente pour nous, ajoute une amie, car on finit par entretenir une relation essentiellement basée sur l’aide. Et l’enfant nous voit seulement comme les personnes qui la confient à des mains ennemies… Ce n’est pas comme cela qu’on aimerait construire notre amitié, mais pour le moment il n’y a pas d’alternative.»

Et le bien-être de l’enfant?

Une des problématiques principales est de savoir ce qui est bon pour l’enfant, de lui donner un espace sécure régulier pour l’aider à gérer son vécu émotionnel et grandir avec un peu plus de tranquillité intérieure.

Un suivi pédopsychiatrique se met en place, avec qui le SPMI collabore, mais il reste très sporadique et ne permet pas à l’enfant de ressentir la sécurité nécessaire pour pouvoir exprimer en mots ou au travers de jeux ce qu’elle vit avec son père.

Par ailleurs, l’enfant présente des symptômes inquiétants qui sont transmis par E. au psychologue mais qui ne semblent pas pris en compte à leur juste mesure. Le suivi est davantage pensé sous l’angle de la mésentente des parents que de l’écoute et la protection de l’enfant.

E constate pourtant à plusieurs reprises des signes de négligences au retour de visites: «ma fille reste des heures avec sa couche mouillée, n’est pas nourrie à temps, ses vêtements ne sont pas changés après une sortie sous la pluie et elle tombe malade.»

«Mon enfant ne s’adapte pas à la violence: elle y survit, jour après jour. De l’extérieur, on peut croire qu’elle s’y habitue… en réalité, elle apprend seulement à vivre avec.» L’entourage perçoit bien qu’il y a un problème, mais certaines professionnel·les y voient d’abord un «conflit parental», et me renvoient l’image d’une mère trop fusionnelle ou angoissée. «Il faudrait se demander pourquoi je suis si inquiète!»

Cercle de parole

Malgré la plainte pénale, la relation de pouvoir persiste à travers le cadre de coparentalité imposé par les Tribunaux. L’homme continue d’exercer un contrôle autoritaire et menaçant, en totale contradiction avec la nécessité d’éloignement entre victime et auteur. Les institutions concernées ne se remettent pas en question.

Un cumul de violences. Jusqu’à quand?

Malgré tous ces écueils, il existe aussi des bouées de sauvetage. Ces connaissances devenues des ami·es, dont le soutien est immense au quotidien. Les associations féministes qui l’accompagnent. E. participe aussi à des activités au sein de groupes de personnes ayant vécu des violences et travaille sur l’écriture de sa propre expérience.

Enfin, elle a participé il y a quelques mois à des cercles de parole sur la parentalité organisés par F-information. Un moment très fort, où elle réalise qu’elle n’est pas seule. Que d’autres femmes ont vécu ou vivent des parcours similaires. Qu’elle n’est pas folle, impression que ressentent souvent des personnes dans sa situation. Une prise de conscience. «Si on dénonce, si on se bat, ce n’est pas «juste» pour soi. C’est pour son enfant, et c’est aussi pour toutes les autres femmes qui pourraient vivre une situation pareille. En parler, c’est un acte collectif et politique.»

Des questions structurelles

Au-delà de l’histoire singulière de E., ce témoignage parmi d’autres recueillis à F-information soulève des questions plus larges sur la manière dont les institutions appréhendent les violences conjugales lorsqu’elles se prolongent dans la coparentalité et les procédures liées à l’enfant.

Comment les professionnel·les concerné·es sont-ils et elles formé·es à reconnaître les mécanismes d’emprise, les violences fondées sur le genre, la sidération, les stratégies de manipulation et les risques de revictimisation? Dans quelle mesure ces connaissances sont-elles réellement intégrées aux pratiques d’évaluation et de décision ?

Les méthodes d’évaluation doivent également être questionnées. Comment apprécier les conditions de vie d’un enfant sur la base d’une visite annoncée à l’avance? Sur quels éléments reposent les rapports qui conduisent à accepter ou refuser des mesures de protection, comme un Point Rencontre? Quelle place est accordée aux certificats médicaux, aux signalements de violences et aux inquiétudes répétées de la mère?

Le témoignage met aussi en évidence les difficultés rencontrées par une personne migrante ne maîtrisant pas parfaitement le français. Comment garantir une participation équitable à des procédures aussi déterminantes lorsque l’interprétariat n’est pas systématiquement prévu?

Une question centrale concerne également la manière de qualifier ces situations. À partir de quel moment cesse-t-on de parler de «conflit parental» pour reconnaître les conséquences durables des violences conjugales? Les injonctions à «communiquer», «collaborer» ou trouver des compromis ne sont pas adaptées lorsque les rapports de domination persistent, et ces pratiques sont également contraires aux principes de la Convention d’Istanbul, qui exige une prise en compte spécifique des violences et appelle à éviter leur minimisation.

Des outils pratiques sont à disposition des professionnel·les pour faire la distinction entre violences domestiques et conflit parental et adapter l’approche en conséquence. Si la médiation et la promotion de la coopération parentale sont recommandées dans le cas d’un conflit, dans les cas de violence il est préconisé de se focaliser sur la sécurité et la protection du parent victime et de l’enfant, ainsi que sur l’évaluation des risques et des mesures de protection nécessaires.[10]

Lorsque la mère a été victime de violences domestiques, des Points Rencontre ou des mesures similaires devraient être systématiquement prévus. Une victime ne devrait jamais être contrainte de maintenir des contacts réguliers avec son agresseur pour permettre l’exercice du droit de visite, ni devoir mobiliser ses proches pour assurer le transfert de l’enfant.

Enfin, quels recours existent lorsqu’un rapport comporte des erreurs ou des omissions? Comment les décisions sont-elles réévaluées lorsque de nouveaux éléments apparaissent, notamment des plaintes pénales, des certificats médicaux ou des soupçons de violences envers l’enfant?

Ces questions soulèvent à un enjeu fondamental: comment protéger concrètement un enfant et sa mère lorsque, après la séparation, les violences se poursuivent à travers l’exercice de la coparentalité ? Le maintien des relations avec le père doit-il rester la règle lorsque la sécurité psychique ou physique de l’enfant est mise en question? Et comment éviter que les dispositifs censés protéger ne deviennent eux-mêmes le prolongement des violences qu’ils cherchent précisément à prévenir?

Des questions qui n’appellent pas seulement des réponses individuelles mais invitent à une réflexion collective sur les moyens donnés aux institutions pour reconnaître les violences, protéger les victimes et garantir que l’intérêt supérieur de l’enfant demeure le principe directeur de chaque décision.

 

[1] https://csvd.ch/app/uploads/2026/02/skhg_leitfaden_franz_2026_02_13.pdf

[2] Les Centres de consultation pour victimes d’infractions (Centres LAVI) apportent aux victimes d’infractions ou à leurs proches, directement ou en faisant appel à des tiers, une aide psychologique, juridique, sociale, médicale ou matérielle. Les consultations sont gratuites et strictement confidentielles. Il n’est pas nécessaire d’avoir dénoncé ou déposé plainte, ni d’avoir l’intention de le faire pour les consulter.

[3] Les mesures protectrices de l’union conjugale (MPUC) permettent de fixer les modalités de la séparation dans une décision judiciaire. Par modalités on entend principalement la garde des enfants mineurs, leur entretien financier, l’attribution de la jouissance du domicile familial et l’éventuel entretien financier de l’épouse.

[4] Un point rencontre est un lieu tiers, neutre et autonome, destiné à permettre l’exercice du droit de visite d’un parent ou d’un tiers (grand-parent) avec un enfant. Il intervient sur décision de l’autorité de protection ou d’un juge lorsque les relations familiales sont trop conflictuelles.

[5] https://www.coe.int/fr/web/istanbul-convention

[6] https://www.curml.ch/sites/default/files/fichiers/documents/UMV/Rapport%20UMV%20Etude%20sur%20les%20enfants%20expos%C3%A9s%20%C3%A0%20la%20violence%20dans%20le%20couple%20parental.pdf , p. 107

[7] Ibid. CSVS, p. 20

[8] Ibid., CSVS, p. 6

[9] «Violence domestique; quel contact après la séparation des parents?», Paula Krüger& Beat Reichlin, p. 22

[10] Ibid., CSVS, pp. 62 et 63 et UMV p. 107